Portrait Celia Chazel

Célia Chazel

« Il m'arrive d'aller sur Toulouse pour une mission. Mais dans le TER du retour, à l'approche de « ma ville », je revis... »

Du livre au web, le charme du Quercy en plus

Écolière à Cahors dans les années 80, elle est revenue 30 ans plus tard dans le Lot où elle a réussi sa reconversion professionnelle. Jadis traductrice, Célia est aujourd'hui développeuse free-lance.

Heureuse qui comme Célia, a fait un long voyage… Après un bout d'enfance à Cahors où son papa est médecin, elle suit ses parents à Grenoble. « Un crève-cœur » se souvient-elle. « J'avais 12 ans. Pas l'âge idéal pour déménager. » Mais dans la ville de Stendhal, rien n'est tout rouge ni tout noir. Elle passe son bac, étudie à Sciences-Po puis gagne Paris où elle fait carrière dans l'édition, comme salariée, puis devient traductrice, comme free-lance.

La capitale l'agace. Elle s'installe à Evreux, y reste trois ans avec son compagnon angevin, mais rien à faire. Une sorte de voix intérieure semble la rappeler sur les lieux de son enfance. En 2015, le couple passe des vacances dans le Lot. A son tour, monsieur est conquis. Il obtient sa mutation. « Les étoiles étaient alignées. Pas de problème pour trouver un logement, et très vite, passionné de musique, il s'est inséré dans la vie culturelle à Cahors. Moi aussi, engagée dans l'associatif et l'humanitaire, je me suis constitué un réseau. Restait l'aspect professionnel. Là encore, je ressentais l'envie de faire autre chose. L'implantation de l'école Simplon pour me former au développement web est arrivée à point nommé » raconte Célia. 

Dans le TER du retour, elle revit

Son certificat en poche à l'automne 2018, elle devient formatrice de la 2e promo. « Ce cursus a accéléré mon intégration dans la vie locale. Les apprenants viennent d'horizons divers. Et j'ai ressenti une bienveillance entre chacun, quel que soit son parcours... Je pense à cette solidarité qui a permis d'entourer et d'aider dans son apprentissage un réfugié afghan. Une leçon. »

Après une courte expérience comme salariée, Célia est de nouveau free-lance, à 42 ans, mais développeuse web cette fois. Basée à Cahors, avec le télétravail, elle collabore avec des agences de tous horizons. « Il m'arrive néanmoins d'aller sur Toulouse pour une mission. Mais dans le TER du retour, à l'approche de « ma ville », je revis... ». Une suggestion pour finir : « Un lieu de coworking réservé aux indépendants, pas un tiers lieu dédié aux start-up. »

Celia Chazel