Télétravail

Jean-Louis Rigouste

Il est rentré "au pays" grâce au télétravail

La trentaine passée, Jean-Louis Rigouste a souhaité retrouver son Lot natal et gagner en qualité de vie. Pionnier du télétravail, cet informaticien salarié d'une société toulousaine « bosse » quatre jours sur cinq à la maison.


Originaire de Lavergne, Jean-Louis Rigouste gagne Toulouse une fois le bac en poche. Il suit des études informatiques puis intègre, comme programmeur, la société qui collecte les données des balises Argos. Mais une fois atteint le cap de la trentaine, « une forme de nostalgie m'a tenaillé. Le stress de la métropole n'y était pas pour rien, évidemment. Alors on a fait ce choix. »


Si son épouse trouve assez vite un nouvel emploi à Cahors, pour Jean-Louis, en revanche, le défi n'est pas mince. Nous sommes en 1999. Le télétravail est encore embryonnaire. « Ma chance fut d'avoir un PDG qui aimait l'innovation. Ce concept n'était pas pour lui déplaire. On a été pionniers, lui et moi. Après un essai, chacun a conclu que ça pouvait fonctionner... ». 


Depuis vingt ans, Jean-Louis travaille donc quatre jours sur cinq à Cahors, et se rend au siège à Toulouse chaque jeudi pour garder le contact. « Il ne faut pas croire pour autant qu'il n'y a pas de contraintes, en termes d'horaires ou d'organisation. Et pas question de s'appuyer sur un collègue au cas où. L'investissement professionnel est même plus conséquent. Mais dans une ville à dimension humaine, y compris pour nos enfants, la vie change du tout au tout. C'est le Lot, quoi. La verdure, la pêche, les champignons, le jardin… Il suffit d'une bonne connexion Internet. » 

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